jeudi 31 octobre 2024

L'Inquiline Invisible

Avant de vous raconter l'histoire suivante, je tenais à vous souhaiter un Joyeux Halloween !

Thomas, avec ses cheveux blonds coupés courts et ses yeux d'un bleu profond, était l'incarnation même du bel Apollon. Son corps athlétique, sculpté par des années de sport, était souvent mis en valeur par des tenues ajustées qui soulignaient sa masculinité. Mais derrière cette façade de dur à cuire se cachait un cœur sensible et un esprit curieux.

La vieille demeure qu'il avait louée était un véritable labyrinthe de pièces sombres et de couloirs sinueux. Dès sa première nuit, une présence s'était fait sentir. Un frisson le parcourait lorsqu'il entendait des pas furtifs dans le couloir ou un souffle chaud dans la nuque. Au début, il avait cru à son imagination, mais les phénomènes se sont intensifiés.

Les nuits se transformaient en cauchemars éveillés. Il voyait un homme, d'une beauté presque surnaturelle, aux yeux d'un noir profond et à la musculature imposante. Cet être spectral le fixait avec une intensité qui le laissait sans voix. Il le touchait, le caressait, l'attirait dans une danse macabre. Les sensations étaient si réelles qu'il se réveillait en sueur, le cœur battant la chamade.

Thomas se leva brusquement, ses muscles saillants se tendaient sous la peau. La nuit, pesante, envahissait la pièce, accentuant les ombres qui dansaient sur les murs. Son corps, nu et vulnérable, se tendit. Les veines de ses bras, gonflées sous l'effort, dessinaient des motifs sinueux sur sa peau mate. Il avança, ses pas assurés résonnant dans le silence. Ses yeux, grands ouverts, scrutaient chaque recoin de la pièce. Le salon, habituellement rassurant, était devenu un lieu hostile. Il sentit un frisson parcourir sa colonne vertébrale, de la base de son cou jusqu'à ses fesses musclées.


Il se dirigea vers la salle de bain, les muscles de ses jambes puissantes le propulsant en avant. Sous la douche, l'eau chaude ruissela sur son corps, apaisant quelque peu sa tension. Il savonna méticuleusement chaque centimètre de sa peau, insistant sur ses pectoraux développés et ses abdominaux ciselés. Mais l'eau ne parvenait pas à laver cette sensation de malaise qui le rongeait. Il sortit de la douche, l'eau perlant sur sa peau luisante, et se dirigea vers sa chambre.

Allongé dans son lit, il ferma les yeux. Le silence était troublé par un bruit sourd, comme un souffle chaud sur sa nuque. Il ouvrit un œil, prêt à affronter ce qui le hantait. L'obscurité était absolue, à l'exception d'une ombre qui se déplaçait lentement au plafond. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine. Il sentit une présence malveillante se glisser dans la pièce, une présence qui le connaissait par cœur. Il tentait de se rassurer en pensant à la force de ses muscles, à la solidité de son corps, mais la peur était plus forte. Au bout d’un moment la fatigue l’enveloppa sans les ténèbres d’un sommeil et il finit sa nuit en dormant profondément arasé par ce qu’il avait du subir encore cette nuit là.

Au matin après cette nouvelle nuit de cauchemar, Thomas décida d'enquêter afin de mettre un terme à cette hantise nocturne. Il pris un café rapide et se mit en route pour la bibliothèque municipale afin d’y consulter les archives. Il découvrit qu'un célèbre artiste avait vécu dans cette maison au début du XXe siècle. Cet homme, réputé pour son talent et sa beauté, avait été retrouvé mort dans des circonstances mystérieuses. Les rumeurs couraient qu'il aurait été assassiné par un amant jaloux.

Thomas commença à communiquer avec l'esprit. Il alluma des bougies, brûla de l'encens, et tenta d'établir un contact. Il ressentait une présence puissante, une énergie masculine qui le submergeait. Il vit alors l'homme, plus clairement que jamais. Il était magnifique, avec ses traits fins et son regard intense.

L'esprit lui expliqua qu'il était prisonnier de cette maison depuis sa mort. Il était amoureux de Thomas et ne pouvait supporter l'idée de le voir partir. Il voulait le garder près de lui, pour l'éternité.

Thomas était tiraillé entre la peur et le désir. Il était attiré par cette créature mystérieuse, mais il savait que leur amour était impossible. Il tenta de le raisonner, de lui expliquer qu'il ne pouvait pas vivre dans la peur. Mais l'esprit était obstiné.

Une nuit, ils se retrouvèrent face à face. L'homme spectral le prit dans ses bras et l'embrassa avec une passion brûlante. Thomas se laissa aller, oubliant ses peurs. Il se sentit en sécurité, aimé. Mais il savait que cette idylle ne pouvait durer. Il se retira des bras de son amant fantomatique et lui expliqua la situation. Le fantôme lui proposa de le rejoindre afin de vivre leur idile pour l’éternité car il se sentait tellement seul. Cependant Thomas lui ne voyait pas les choses de cette façon là et préférait vivre déjà sa propre vie et rencontrer de véritable humain en chaire et en os. Le fantôme n’accepta pas son point de vu et lui dit que s’il ne le rejoignait pas volontairement, il l’emporterait de force et ne sortirait pas vivant de cette maison.

Une nuit, alors que Thomas dort d'un sommeil agité, il sent une présence glaciale le pénétrer. Il se réveille en sursaut, les yeux écarquillés. L'esprit, plus lumineux et plus réel que jamais, le surplombe. Ses yeux noirs brillent d'une joie perverse. Il murmure à l'oreille de Thomas : "Tu es à moi maintenant."

Un combat s'engage alors, non pas physique, mais psychologique. Thomas lutte de toutes ses forces pour conserver sa lucidité, pour ne pas céder à l'emprise de l'esprit. Il tente de se rappeler les enseignements qu'il a trouvés dans les livres anciens, les incantations pour repousser les entités maléfiques. Mais rien ne semble fonctionner.

L'esprit, sentant sa résistance faiblir, intensifie ses attaques. Il lui montre des visions horribles : Thomas, transformé en une créature semblable à lui, condamné à errer éternellement dans les couloirs de la maison. Il lui promet une vie de plaisirs infinis, mais aussi de souffrances indicibles.

Finalement, épuisé et désespéré, Thomas lâche prise. Il laisse l'esprit l'envelopper de ses ténèbres. Alors que la conscience de Thomas s'estompe, il entend une voix lointaine, celle de l'esprit, qui chuchote : "Bienvenue chez toi."


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