Hayange est une jolie petite ville de Moselle, dans l'est de la France en Lorraine. Elle compte dans son sein 15 994 habitants. Elle fut une grande ville industrielle au début du XXe siècle. Aujourd'hui, elle s'adapte à son époque moderne dans une Lorraine tranquille et verdoyante. L'histoire que je vais vous raconter se passe donc au cimetière de cette ville.
C'est l'histoire de la petite Maria qui vécu au début du XXe siècle. Maria était une fillette de six ans, qui vivait à Hayange avec sa famille. Elle était la cadette de quatre enfants, et aimait jouer avec ses frères et sœurs dans les rues de la ville. Un jour, en 1909, elle fut victime d’un terrible accident : elle tomba sous les roues d’un tramway, qui lui écrasa la tête. Son corps fut transporté au cimetière, où il fut enterré dans un petit cercueil blanc.
Mais Maria ne trouva pas le repos éternel. Son âme resta prisonnière de sa tombe, et commença à hanter le cimetière. Elle se manifestait par des bruits étranges, des apparitions fugaces, des sensations de froid ou de malaise. Elle cherchait à attirer l’attention des vivants, à leur parler, à leur demander de l’aide. Mais personne ne l’écoutait, personne ne la comprenait. Les gens avaient peur d’elle, et la fuyaient.
Un jour, un homme vint au cimetière pour rendre hommage à un proche. Il s’appelait Jean-Maurice T, et il était le responsable des lieux. Il avait l’habitude de voir des choses étranges dans le cimetière, mais il n’y prêtait pas attention. Il pensait que c’était son imagination ou des phénomènes naturels. Mais ce jour-là, il entendit une voix d’enfant qui l’appelait par son nom.
Jean-Maurice se retourna, et vit une petite fille en robe blanche, qui se tenait debout devant une tombe. Elle le regardait avec des yeux tristes, et lui tendait la main.
Jean-Maurice s’approcha d’elle, intrigué. Il lui demanda qui elle était, et ce qu’elle voulait. La petite fille lui répondit qu’elle s’appelait Maria, et qu’elle était morte il y a longtemps. Elle lui dit qu’elle était seule, et qu’elle avait besoin d’un ami. Elle lui demanda de lui tenir compagnie, de lui raconter des histoires, de lui chanter des chansons. Elle lui dit qu’elle voulait sortir du cimetière, et voir le monde.
Jean-Maurice fut touché par la détresse de Maria. Il décida de lui accorder du temps, et de lui parler. Il lui raconta sa vie, ses souvenirs, ses rêves. Il lui chanta des berceuses, mais il ne put pas la toucher. Il sentit sa main passer à travers celle de Maria, comme si elle n’était pas réelle. Il comprit qu’elle était un fantôme.
Maria fut heureuse de trouver en Jean-Maurice un allié. Elle se sentit moins seule, moins triste, moins perdue. Elle se mit à sourire, à rire, à jouer. Elle retrouva un peu de sa joie d’enfant. Elle espéra que Jean-Maurice tiendrait sa promesse, et qu’il l’aiderait à quitter le cimetière.
Mais Jean-Maurice ne tint pas sa promesse. Il ne revint pas voir Maria. Il oublia son existence. Il se laissa absorber par son travail, sa famille, ses problèmes. Il se dit que Maria n’était qu’une illusion, un rêve éveillé. Il se dit qu’il n’avait pas à s’occuper d’un fantôme.
Maria fut déçue par Jean-Maurice. Elle se sentit trahie, abandonnée et depuis elle continue de hanter les lieux en espérant trouver un jour la paix et le bonheur dans son au-delà.
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